Une capitale accueillante et riche de sens

La capitale est le centre de notre pays. Elle engendre des souvenirs marquants, des images évocatrices et des émotions vives dans l’esprit des Canadiens. Les édifices, les monuments et les lieux se trouvant au cœur de la capitale témoignent du système parlementaire canadien et de sa monarchie constitutionnelle.

Représentations matérielles du système gouvernemental du pays, les principaux symboles nationaux (la colline du Parlement et l’édifice de la Cour suprême) et les résidences officielles sont chargés d’histoire et de sens. La région de la capitale est la terre natale d’Autochtones d’origine anishinabée et de plusieurs autres peuples autochtones du Canada, de même que de descendants d’explorateurs et de pionniers d’origine française et britannique. De nombreuses autres personnes de divers pays s’y sont établies au cours des siècles et en ont fait leur lieu de résidence. Les institutions culturelles, historiques et scientifiques nationales de la capitale mettent en évidence la riche mosaïque de la société canadienne, et elles contribuent à y attirer des millions de visiteurs chaque année.

Ces institutions, ces cultures et ces diverses aspirations évolueront au cours des prochaines décennies et concourront ainsi à améliorer la capitale et à la transformer en un lieu ouvert à tous où les symboles rejoignent l’ensemble des Canadiens.

Les cités parlementaire et judiciaire

Projet marquant 1

En 2067, la Cité parlementaire et la Cité judiciaire revêtiront une signification encore plus profonde en tant qu’organes centraux de l’identité canadienne. La Cité parlementaire est le siège des fonctions législatives du gouvernement du Canada, ce qui comprend la Chambre des communes, le Sénat du Canada et la Bibliothèque du Parlement. La Cité judiciaire est le siège de la Cour suprême du Canada, le plus haut tribunal du pays. Bibliothèque et Archives Canada est l’organisme qui préserve notre mémoire et notre identité nationales et qui les rend accessibles à tous.

Les édifices du Parlement, de style néogothique, ont été construits de 1859 à 1866. Thomas Fuller et Chilion Jones ont conçu l’édifice du Centre, tandis que Thomas Stent et Augustus Laver ont conçu les édifices de l’Est et de l’Ouest. Quant aux terrasses, aux allées et au parterre gazonné principal, ils ont été aménagés plus tard selon un plan élaboré par Calvert Vaux. Après l’incendie de 1916, le gouvernement a révisé la conception de l’édifice du Centre, puis l’a reconstruit, et ces travaux ont pris fin en 1927.

Dans le rapport Holt, Edward Bennett reconnaissait et soulignait la prééminence de la colline du Parlement :

« La colline du Parlement, à cause de l’importance de ses édifices et de son élévation naturelle, constitue la caractéristique dominante d’Ottawa et doit toujours le demeurer. Tous les autres ensembles gouvernementaux doivent lui être subordonnés, tant sur le plan architectural que dans les faits et, au lieu d’entrer en concurrence avec lui, devraient accroître son importance relative et mettre en valeur la beauté et la dignité de ses bâtiments. » [Traduction]

En face de la Cité parlementaire, soit du côté sud de la rue Wellington, de la rue Bank à la place de la Confédération, se trouve un ensemble d’édifices importants comprenant la Banque du Canada, la banque centrale du pays qui a la responsabilité de son système financier et de sa gestion financière, ainsi que l’édifice Langevin, qui abrite le Cabinet du premier ministre et le Bureau du Conseil privé. D’autres édifices néoclassiques, tels que l’édifice Wellington, l’édifice Sir-John-A.-Macdonald (anciennement la Banque de Montréal) et le 100, rue Wellington, agrémentent la rue et procurent des locaux à bureaux et des salles de réunion.

Depuis 1914, le gouvernement fédéral et l’administration municipale ont contrôlé la hauteur des édifices dans le centre-ville d’Ottawa. Tel qu’il est indiqué dans le rapport Holt, la première limite de hauteur des édifices d’Ottawa, soit la distance séparant la surface du trottoir et le point le plus haut d’un édifice proposé, avait été établie à 110 pieds (33,5 mètres) :

« Si les villes d’Ottawa et de Hull doivent acquérir et conserver une apparence de capitale, toutes les précautions doivent être prises pour éviter que les édifices commerciaux n’atteignent une hauteur qui risquerait de nuire à la beauté et à l’importance des édifices gouvernementaux. Cela vaut tant pour les vues rapprochées que pour les premiers aperçus qui se dessinent lorsqu’on s’approche de la ville en train ou en automobile. » [Traduction]

Le cadre physique de la capitale forme un ensemble unique et mémorable de grande importance à l’échelle de la ville, du pays et du monde, et c’est l’aspect dont bon nombre de visiteurs se souviennent le plus. Afin que les symboles nationaux demeurent prédominants dans le paysage visuel de la capitale, la CCN et les administrations municipales doivent renforcer la politique de protection des vues. La CCN emploiera des outils modernes de modélisation numérique pour évaluer l’incidence des nouveaux aménagements proposés à proximité de la Cité parlementaire. Elle travaillera aussi en partenariat avec la Ville d’Ottawa et la Ville de Gatineau pour veiller à protéger les vues alors que les secteurs urbains du cœur de la capitale connaissent une intensification accrue.

Le gouvernement fédéral doit particulièrement veiller à la préservation des édifices et des lieux patrimoniaux caractéristiques qui abritent ses installations. Des investissements continus et une attention constante seront donc nécessaires pour rénover et mettre en valeur les édifices et les paysages afin qu’ils puissent remplir leur fonction essentielle à long terme.


LES CITÉS PARLEMENTAIRE ET JUDICIAIRE

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) terminera la restauration et la réhabilitation des édifices du Parlement (ou du Centre), de l’Est et de l’Ouest à temps pour le bicentenaire de la Confédération. Cela comprendra la construction d’un centre d’accueil des visiteurs. L’institution du Parlement continuera d’évoluer au cours des 50 prochaines années, et l’innovation et l’excellence en design continueront d’être mises en valeur sur la colline du Parlement de manière à ce que le siège du gouvernement reflète la croissance du Canada en tant que nation et que le caractère et les attributs patrimoniaux des lieux soient protégés et préservés.
  2. SPAC terminera le centre d’accueil des visiteurs et le plan d’aménagement paysager. D’autres améliorations seront apportées aux lieux, notamment en matière de sécurité et d’accessibilité universelle, afin de répondre aux besoins des parlementaires et des visiteurs. Les cités continueront d’évoluer d’une manière qui renforcera le paysage culturel historique et l’architecture néogothique pittoresque des bâtiments. Le Plan prévoit l’élimination graduelle du stationnement de surface dans la Cité parlementaire et la Cité judiciaire.
  3. Le réaménagement des édifices du côté sud de la rue Wellington procurera des locaux à bureaux supplémentaires aux fonctions du Parlement et du gouvernement fédéral et assurera la réutilisation adaptée de bâtiments importants pour améliorer l’expérience des visiteurs dans ce secteur.
  4. Avec le temps, le précieux paysage de la colline du Parlement concrétisera la vision grandiose exprimée au mieux par Edward Bennett. L’élimination du stationnement de surface, la renaturalisation de l’escarpement et l’ajout d’éléments commémoratifs enrichiront encore davantage la Cité parlementaire.
  5. La CCN appuiera le renouvellement et le renforcement de la politique de protection des vues pour assurer la primauté visuelle des symboles nationaux, de manière à ce que la silhouette de la colline du Parlement, qui surplombe la rivière des Outaouais, demeure évocatrice et le symbole le plus connu de la capitale et à ce que son escarpement naturel restauré continue de mettre le lieu en valeur, de jour comme de nuit.
  6. La rue Wellington se transformera à mesure que les modes de déplacement (marche, cyclisme, transport collectif et automobile) changeront pour tenir compte des besoins en matière de sécurité et de transport public. Cela permettra d’améliorer le potentiel piétonnier et l’attrait esthétique de la rue, par l’ajout d’arbres et d’éléments commémoratifs, ainsi que d’éclairage et de mobilier urbain attrayants.
  7. En consultation avec la CCN, SPAC mettra à jour la vision et le plan à long terme de la Cité parlementaire en vue de répondre aux besoins futurs en matière de locaux dans les édifices neufs et rénovés.

Les résidences officielles

Projet marquant 2

Les résidences officielles logent les dirigeants politiques de notre pays. En outre, on y accueille des dignitaires étrangers et on y tient des activités protocolaires, des réunions et des cérémonies commémoratives. Toutes les résidences officielles sont désignées édifices patrimoniaux dans le Répertoire des édifices du patrimoine du gouvernement du Canada. La région de la capitale du Canada compte six résidences officielles.

  • Rideau Hall est la résidence du gouverneur général du Canada. Ce lieu historique national est la seule résidence officielle ouverte au public. Chaque année, des milliers de visiteurs viennent y admirer les terrains et les bâtiments.
  • Le 24, promenade Sussex est la résidence du premier ministre du Canada.
  • La résidence du lac Mousseau (Harrington Lake) est la résidence d’été du premier ministre.
  • Stornoway est la résidence du leader de l’Opposition officielle à la Chambre des communes.
  • La Ferme, qui se trouve dans le parc de la Gatineau, est la résidence du président de la Chambre des communes.
  • Le 7, Rideau Gate est la résidence où sont logés les dignitaires en visite.

Les responsabilités de la CCN liées à la gestion des résidences officielles du Canada dans la région de la capitale nationale comprennent la planification à long terme des améliorations à apporter aux résidences, la gestion immobilière, l’entretien régulier des bâtiments et des terrains, ainsi que l’ameublement et l’amélioration des espaces intérieurs.


LES RÉSIDENCES OFFICIELLES

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. Les résidences officielles sont des emblèmes de la capitale, et par conséquent, elles requièrent un entretien minutieux. Vu l’âge de plusieurs d’entre elles, la CCN élaborera et mettra en œuvre des stratégies de réfection, de même que des plans de conservation et d’amélioration du patrimoine et de l’architecture afin que ces propriétés conviennent à leur rôle d’importance nationale essentielle à long terme.
  2. En tant qu’intendante des résidences officielles de la capitale, et en consultation avec les représentants du Bureau du secrétaire du gouverneur général et du Cabinet du premier ministre, la CCN mettra en œuvre des plans décennaux de réinvestissement récurrent dans les résidences officielles afin que celles-ci puissent répondre aux besoins des institutions d’un pays en croissance.
  3. La priorité sera accordée à la résidence du gouverneur général, à Rideau Hall, et à celle du premier ministre, au 24, promenade Sussex.

Les institutions nationales

Projet marquant 3

[map bigname="Carte" smallname="Institutions nationales" target="Institutionsnationalesmap"]En 2067, les institutions nationales continueront de faire briller les réalisations canadiennes dans les domaines culturel et scientifique. Elles présenteront le Canada et la population canadienne au monde et contribueront grandement à l’identité, à la fierté et à l’image de marque de la capitale, y compris à son image numérique dans un monde branché.

Le boulevard de la Confédération constitue un principe structurant du cœur de la capitale. À la fois parcours d’honneur et voie de la découverte, il relie le Parlement à six institutions nationales situées sur la rue Wellington, traverse la rivière pour se poursuivre sur la rive québécoise, puis revient dans le secteur nord de la promenade Sussex. Ensemble, ses prolongements sur les promenades nationales, les voies d’accès, les sentiers et les grands corridors visuels forment un parcours reliant six autres institutions nationales, de même que d’autres symboles et lieux marquants d’importance nationale.

La rue Wellington et la place de la Confédération

Inauguré en 1969 en tant que projet du centenaire, le Centre national des arts (CNA) a été conçu par Fred Lebensold d’ARCOP pour devenir la principale vitrine des arts de la scène du Canada. Il a fait l’objet d’un agrandissement majeur visant à rénover ses espaces publics et extérieurs, réalisé par la firme Diamond Schmitt Architects, à l’occasion du 150e anniversaire en 2017. Au cours des prochaines décennies, il faudra doter le CNA d’une salle de concert réservée à cette fin qui sera construite sur un terrain du centre urbain.

Le Musée de la Banque du Canada, anciennement le Musée de la monnaie établi en 1980, se trouve dans l’édifice de la Banque du Canada qui a été conçu par l’architecte montréalais S.G. Davenport en 1937-1938. L’ajout de verre saisissant qui encadre et recouvre une partie de l’ancienne structure a été conçu par l’architecte vancouvérois Arthur Erickson en 1969. Le Musée a rouvert ses portes en 2017 dans le cadre de travaux de rénovation majeurs de l’édifice et de son esplanade.

Bibliothèque et Archives Canada, dont le mandat consiste notamment à préserver le patrimoine documentaire du Canada, occupe un édifice patrimonial moderne qui caractérise la voie d’accès ouest menant au Parlement sur la rue Wellington. Mathers et Haldenby ont conçu le siège social de l’institution, construit de 1963 à 1967, où les chercheurs et les visiteurs peuvent consulter des collections, participer à des activités et visiter des expositions. Bibliothèque et Archives Canada conserve aussi certaines de ses collections dans un immeuble construit plus récemment à Gatineau et conçu par les architectes Ikoy et FABG (1999).

[caption id="attachment_854" align="alignnone" width="300" class="imageleft"]Musée canadien de la guerre Source : CCN Musée canadien de la guerre
Source : CCN[/caption]

Le secteur LeBreton et la rive québécoise

Le Musée canadien de l’histoire est une société d’État fédérale créée en vertu de la Loi sur les musées. La société supervise l’exploitation de trois musées : le Musée canadien de l’histoire, le Musée canadien de la guerre et le Musée virtuel de la Nouvelle-France. Son mandat général est d’améliorer la connaissance, la compréhension et l’appréciation des Canadiens relativement aux évènements, aux expériences, aux gens et aux objets qui reflètent et qui ont façonné l’histoire et l’identité du Canada, ainsi que d’améliorer leur connaissance de l’histoire et des cultures du monde. Les édifices uniques du Musée canadien de l’histoire (Douglas Cardinal, 1983-1989) et du Musée canadien de la guerre (Moriyama et Teshima – Griffiths Rankin Cook, 2005) sont des points marquants de la voie de la découverte de la capitale. Ces institutions jouent un rôle essentiel dans l’enrichissement de la connaissance du Canada et dans la préservation de nos traditions et de nos récits en tant que souvenirs nationaux. Résultant de concours nationaux d’architecture, les édifices qui les abritent témoignent de l’intérêt de rechercher l’excellence en design.

Au nombre des projets prévus pour le Musée canadien de l’histoire, mentionnons l’ouverture, en 2017, de la nouvelle salle de l’Histoire canadienne, conçue par Douglas Cardinal, et la mise en œuvre d’un plan directeur concernant l’extérieur du Musée. Quant au Musée canadien de la guerre, il faudra probablement agrandir ses installations sur des terrains avoisinants au cours de la période de 50 ans visée par le Plan. Enfin, une nouvelle installation regroupant des collections de Bibliothèque et Archives Canada et la nouvelle Bibliothèque centrale projetée de la Ville d’Ottawa pourrait être construite sur les plaines LeBreton.

[caption id="attachment_844" align="alignnone" width="300" class="imageleft"]Vue du Musée des beaux-arts du Canada à partir du parc Major’s Hill Source : CCN Vue du Musée des beaux-arts du Canada à partir du parc Major’s Hill
Source : CCN[/caption]

Le secteur nord de la promenade Sussex

Les grandes institutions sises dans le secteur nord de la promenade Sussex comprennent le Musée des beaux-arts du Canada, la Monnaie royale canadienne, le Centre mondial du pluralisme et le Conseil national de recherches du Canada (CNRC). La CCN est l’intendante du parc Major’s Hill et de la pointe Nepean, ainsi que de nombreuses propriétés louées se trouvant sur la promenade Sussex. L’objectif lié à ce secteur est de mieux intégrer ces institutions et biens fédéraux afin d’en faire une destination touristique plus attrayante qui tire pleinement parti de la berge de la rivière des Outaouais située à proximité.

Emblème des musées d’art visuel du pays créé en 1880 par sir John Douglas Sutherland Campbell, marquis de Lorne et gouverneur général du Canada, le Musée des beaux-arts du Canada joue un rôle de premier plan dans la vie culturelle nationale et représente le pays sur la scène mondiale. L’édifice remarquable actuel du Musée, stratégiquement situé sur le boulevard de la Confédération, a été conçu par Moshe Safdie et inauguré en 1988, tandis que l’aménagement paysager de ses terrains a été créé par Cornelia Hahn Oberlander. Les collections du Musée comprennent des chefs-d’œuvre des quatre coins du monde, les plus grandes collections d’œuvres d’art et de photographies canadiennes, de même que d’importantes sculptures intérieures et extérieures. Au nombre des éventuels projets de développement du Musée mentionnons l’ajout d’une section de conservation, l’amélioration des voies d’approche, des installations de service et de stationnement ainsi que de l’éclairage, une meilleure intégration avec la pointe Nepean, la Monnaie royale canadienne et le Centre mondial du pluralisme, de même que l’aménagement d’un sentier le long de la rive.

La Monnaie royale canadienne occupe un édifice patrimonial de prestige situé au 320, promenade Sussex, qui a été construit de 1905 à 1908 et conçu par David Ewart, architecte en chef du ministère des Travaux publics.

L’importante propriété patrimoniale du 330, promenade Sussex, où logeait l’ancien Musée canadien de la guerre, abrite depuis 2017 le Centre mondial du pluralisme, un nouvel organisme créé par la Fondation Aga Khan visant à favoriser la compréhension interculturelle et interconfessionnelle.

Le siège social d’origine du CNRC, situé au 100, promenade Sussex et autrefois appelé le « Temple de la science », est le symbole le plus notoire de cet établissement de recherche reconnu à l’échelle internationale. À titre d’organisme national de recherche et de technologie du Canada, le CNRC compte divers complexes dans la capitale, notamment des installations sur le chemin de Montréal, à Uplands et au 100, promenade Sussex. L’édifice patrimonial, qui occupe un emplacement de choix du boulevard de la Confédération situé à proximité des chutes Rideau, pourrait être réaménagé dans le but d’en faire un pôle scientifique et d’innovation.

[caption id="attachment_479" align="alignnone" width="270" class="imageleft"]Conseil national de recherches du Canada, édifice du 100, promenade Sussex Source : CCN Conseil national de recherches du Canada, édifice du 100, promenade Sussex
Source : CCN[/caption]

Institutions nationales situées à l’extérieur du secteur du cœur de la capitale

Le Musée canadien de la nature, à l’origine le Musée de géologie créé en 1856 par sir William Logan, se trouve dans l’Édifice commémoratif Victoria, également conçu par David Ewart et construit de 1905 à 1910. Cet édifice occupe un emplacement stratégique, son orientation nord donnant une vue directe sur le Parlement par la rue Metcalfe. Récemment, le Musée a fait l’objet d’un agrandissement primé, conçu par Padolsky, Kuwabara et Gagnon, dans le cadre de travaux de rénovation importants réalisés de 2004 à 2010. Le Campus du patrimoine naturel du Musée, qui abrite ses installations de recherche et des collections, se trouve dans le secteur Aylmer, à Gatineau.

Plus excentrés, le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada, le Musée des sciences et de la technologie du Canada et le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada présentent les réalisations canadiennes dans le domaine des sciences naturelles et physiques. Ce sont les points d’ancrage d’un ensemble d’institutions fédérales reliées par des promenades nationales ou des lignes visuelles importantes.

Le Musée des sciences et de la technologie du Canada, installé dans l’ancien bâtiment de la boulangerie Morrison Lamothe, a été inauguré en 1967 après que la Commission Massey ait demandé, en 1951, la création d’un musée national consacré aux sciences. Devenu aujourd’hui une institution réputée, le Musée fait actuellement l’objet d’importants travaux d’agrandissement et de rénovation visant à en faire un complexe muséal majeur. Sa réouverture est prévue pour l’automne 2017, et il comprendra alors l’Institut canadien de conservation. Il continuera de promouvoir et de mettre en valeur la longue histoire des réalisations technologiques et scientifiques du Canada et d’inspirer l’innovation future.

D’abord établi à l’aéroport Uplands en 1960, puis déménagé à la base aérienne historique de Rockcliffe en 1964, le Musée de l’aviation du Canada a ouvert ses portes dans ses locaux actuels en 1988. En 2010, son mandat a été élargi afin d’y intégrer la technologie aérospatiale, et il a été renommé Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Dépositaire national de l’histoire aéronautique et spatiale du Canada, ce musée a pour mandat de mieux faire connaître le patrimoine de l’aviation canadienne, de faire valoir le rôle vital de l’aviation dans la vie des Canadiens et d’illustrer l’apport significatif de l’aviation à la croissance et à la prospérité du pays. Installé dans l’ancienne base aérienne de Rockcliffe, il se trouve à côté de pistes toujours utilisées par le club d’aviation de Rockcliffe.

Ces deux musées et le Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada forment la Société des musées de science et de technologie du Canada, établie en 1990.

Les sciences publiques constituent une force dans la capitale du Canada, puisque 15 000 scientifiques travaillent aujourd’hui en recherche et développement dans des ministères et organismes fédéraux, tels que Santé Canada, Agriculture et agroalimentaire Canada, Ressources naturelles Canada et le CNRC.

La Ferme expérimentale centrale, établie en 1886, est une ferme fonctionnelle unique située au cœur de la région urbaine. Elle est ouverte au public toute l’année, tout comme l’Arboretum, qui se trouve à côté et dont la superficie est de 26 hectares. Ce bien central du réseau d’espaces verts urbains de la capitale contribue à la biodiversité et renforce le lien entre le canal Rideau et les écosystèmes de la rivière des Outaouais. Au cours des prochaines années, il faudra revalider la perspective écologique et scientifique à long terme en vue de préserver la Ferme expérimentale centrale et l’Arboretum lors de la mise à jour du plan directeur actuel, qui date de 2005.

Les institutions nationales dont il a été question dans les sections qui précèdent concourent à la création d’une expérience typiquement canadienne pour les résidants et les visiteurs de la capitale. Les plans de la CCN favoriseront les liens entre les domaines de la recherche scientifique, des arts et du patrimoine. Au cours des 50 prochaines années, l’évolution de ces institutions et la création de nouvelles, à l’image du Canada du XXIe siècle, contribueront à enrichir le tissu social et culturel de la capitale.

La CCN respecte ces institutions vénérables et appuiera leur agrandissement futur, le cas échéant. Les autorités municipales compétentes collaboreront à l’examen des emplacements possibles de futures institutions, habituellement établies sur des terrains fédéraux, car une nouvelle institution peut avoir une incidence sur ses environs immédiats.


LES INSTITUTIONS NATIONALES

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. La CCN travaillera avec les institutions fédérales afin de favoriser leur renouvellement et leur contribution constante à la qualité de vie dans la région en approuvant leurs plans directeurs et leurs stratégies de développement mis à jour.
  2. La CCN maintiendra un inventaire de terrains propices à l’agrandissement d’institutions culturelles nationales ou à la construction de nouvelles, généralement le long des promenades et du boulevard de la Confédération, afin de répondre aux besoins des générations futures. Elle utilisera à cette fin ses terrains de la section nord du parc Jacques-Cartier et ceux situés à l’est du Musée canadien de la guerre et au sud du Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Au fil des besoins en installations, la CCN travaillera avec les ministères et les autres organismes fédéraux pour déterminer des lieux appropriés qui favoriseront le développement à long terme de la région de la capitale nationale.
  3. La CCN travaillera avec les institutions fédérales afin d’encourager le design exemplaire en matière d’architecture, d’aménagement paysager et d’illumination.
  4. La CCN encouragera les musées à tenir des activités extérieures l’année durant afin que plus de gens profitent de leurs terrains, notamment sur les berges de la rivière des Outaouais.
  5. La CCN encouragera les institutions nationales à collaborer à la création d’une image numérique en ligne attrayante de la capitale physique.
  6. De concert avec les ministères et les organismes intéressés, la CCN soutiendra la création de vitrines mettant en valeur les nombreuses réalisations scientifiques canadiennes dans la capitale.

Les administrations centrales et les installations fédérales

[map bigname="Carte" smallname="Complexes d’emplois fédéraux" target="Complexesdemploisfdrauxmap"]L’administration centrale de plusieurs ministères et organismes fédéraux se trouve dans la capitale. Ces bureaux font partie de l’image publique que le gouvernement présente aux Canadiens de tout le pays.

Les bureaux de la fonction publique fédérale constituent une présence importante dans la capitale. Au cours des 50 prochaines années, les ministères et organismes fédéraux profiteront d’emplacements axés sur le transport collectif et leurs bureaux seront intégrés dans le tissu urbain. Le gouvernement fédéral emploie près de 140 000 personnes dans la région de la capitale nationale, soit environ 15 p. 100 de l’ensemble de la main-d’œuvre fédérale. La présence fédérale et la nécessité de fournir des locaux aux fonctionnaires fédéraux ont eu un impact important sur la répartition de l’emploi dans la région de la capitale.

Après la Seconde Guerre mondiale, afin de répondre aux besoins en locaux de l’administration fédérale, Gréber avait prévu des complexes d’emplois en bordure du secteur urbain le long des promenades et des corridors verts, tels que le pré Tunney et les buttes de la Confédération. En raison de la croissance urbaine, la ville encercle maintenant ces installations. Comme toutes les grandes zones d’usage distinct dépendantes de l’automobile, bâties entre les années 1950 et 1970, ces complexes demeurent mal reliés au tissu urbain avoisinant.

Avec le temps, le gouvernement fédéral a aussi construit d’autres grands complexes et immeubles de bureaux pour regrouper les emplois fédéraux. La majorité des complexes d’immeubles de bureaux, comme la Place du Portage, sont situés dans le cœur de la capitale.


LES ADMINISTRATIONS CENTRALES ET LES INSTALLATIONS FÉDÉRALES

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. Le gouvernement fédéral s’efforcera de présenter une image publique agréable en fournissant dans la capitale des services axés sur les clients. Pour répondre aux besoins changeants de l’agglomération urbaine, SPAC et la CCN continueront d’encourager le choix d’emplacements se trouvant près des stations de transport collectif et favorisant la mobilité active. Ils élaboreront des stratégies visant à promouvoir la durabilité écologique en fournissant à l’administration fédérale des locaux à bureaux ne nécessitant pas de navettage et à créer des lieux de travail adaptés et accessibles à tous.
  2. En collaboration avec les municipalités, ces deux organismes veilleront à ce que les lieux occupés par l’administration fédérale soient mieux intégrés dans leur milieu et plus étroitement liés au tissu urbain environnant. Tel qu’il est démontré dans le récent plan de réaménagement du pré Tunney, certaines propriétés fédérales permettent d’adopter un modèle d’aménagement compact à usage mixte favorisant les modes de transport durables et l’utilisation partagée de lieux publics.
  3. Dans la mesure du possible, les sièges sociaux des sociétés d’État et les administrations centrales des ministères et organismes fédéraux seront situés dans le secteur du cœur de la capitale ou regroupés dans des complexes en milieu urbain axés sur le transport en commun.
  4. D’autres installations fédérales pourront aussi se trouver ailleurs dans les secteurs urbains pourvu qu’il y ait un bon accès aux services de transport collectif rapide.
  5. Certaines administrations centrales pourraient être situées en périphérie ou dans la Ceinture de verdure en raison d’exigences de sécurité, par exemple les installations servant au renseignement de sécurité et les installations militaires et de défense qui nécessitent de grands périmètres de sécurité.
  6. Les futures générations de projets d’intensification des complexes d’emplois fédéraux intégreront davantage la mixité d’usages.
  7. La CCN travaillera avec SPAC et les organismes de sécurité publique pour s’assurer que les mesures de sécurité mises en œuvre aux installations de l’administration publique fédérale correspondent au niveau de sécurité requis. Pour les complexes situés dans le secteur du cœur, la CCN et ses partenaires favoriseront l’utilisation de mesures de sécurité qui s’agencent, dans la mesure du possible, avec le paysage environnant, afin que la capitale demeure à la fois sûre et ouverte. Pour ce faire, ils s’inspireront des pratiques exemplaires en matière d’installations de sécurité d’autres capitales du monde en vue d’adopter les meilleures méthodes de conception.
  8. Les installations de l’administration publique fédérale devraient être situées et aménagées de manière à contribuer positivement au caractère de la capitale.

Les éléments commémoratifs nationaux

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En 2067, les visiteurs de la capitale découvriront la longue mémoire collective de la fédération canadienne, de même que ses luttes et ses réalisations, et ils en seront fiers. La capitale est l’endroit idéal pour célébrer les réalisations, les valeurs, les coutumes et les croyances canadiennes. C’est un endroit où les peuples autochtones du Canada sont reconnus et où les bâtisseurs de la capitale arrivés par vagues successives au pays sont honorés. C’est un endroit où les Canadiens de toute origine peuvent se rassembler et se sentir chez eux.

Au fur et à mesure de son évolution, le Canada continuera de commémorer dans sa capitale des personnes, des groupes et des évènements associés à l’histoire, à la culture ainsi qu’aux progrès ou aux réalisations scientifiques du pays, ce qui créera des points d’intérêt et des lieux de rencontre importants.

[caption id="attachment_497" align="alignnone" width="297" class="imageleft"]Roses sur la Tombe du soldat Roses sur la Tombe du soldat inconnu
Source : CCN[/caption]

Pour répondre aux attentes de nos prédécesseurs et aux aspirations de nos contemporains, il faut s’assurer que l’importance et la répartition des monuments sont cohérentes, les édifices, adéquats, et le design urbain, d’une qualité qui résiste à l’épreuve du temps.

Patrimoine canadien a le mandat de développer l’intérêt des Canadiens pour leur pays et leur capitale. Depuis 2013, ce ministère est responsable des activités d’interprétation et de commémoration dans la capitale concernant des évènements ou des personnages importants, de même que de l’organisation de grandes activités publiques et de promotion, telles que la fête du Canada, le Bal de Neige, les programmes éducatifs et les visites dans la capitale. Ces activités et d’autres à mettre au point au cours des prochaines années sont conçues en étroite collaboration avec les organismes régionaux de tourisme, les promoteurs d’activités et la CCN, ainsi qu’avec les municipalités.

En 2067, la capitale aura établi un réseau plus complet d’éléments commémoratifs pour informer les générations futures. Suivant la longue tradition des capitales du monde de glorifier l’histoire militaire de leur pays et ceux qui se sont portés à sa défense, on continuera de dédier certains de ces éléments à des réalisations militaires canadiennes. Le réseau actuel compte également des éléments commémoratifs qui honorent des dirigeants politiques. Au cours des prochaines décennies toutefois, de nouveaux éléments commémoratifs devraient être édifiés pour souligner les réalisations de la société civile, notamment dans les sphères sociale, culturelle et scientifique et sur les questions autochtones, qui sont actuellement sous-représentées dans le paysage commémoratif de la capitale.

L’attribution de noms de personnes ou d’évènements à des lieux constitue un moyen de commémoration largement répandu dans les villes et capitales du monde. La CCN a instauré une politique de toponymie pour donner à des routes, à des parcs, à des lieux publics et à des édifices fédéraux le nom de Canadiens qui ont contribué de manière importante au développement du pays.


LES ÉLÉMENTS COMMÉMORATIFS NATIONAUX

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. Le Monument commémoratif de guerre du Canada, situé à la place de la Confédération, est et sera toujours le principal monument commémoratif de la capitale. Lieu de rassemblement central pour la cérémonie du jour du Souvenir, et emplacement de la Tombe du soldat inconnu, cette place doit être préservée et entretenue à la mémoire de tous les Canadiens qui ont servi leur pays ou qui ont donné leur vie pour lui. Pour souligner le 100e anniversaire de ce monument en 2039, le gouvernement aura réaménagé l’espace public qui l’entoure afin d’y accueillir un plus grand nombre de visiteurs. Le Monument commémoratif de guerre du Canada demeurera le plus haut monument commémoratif de la capitale, et la CCN veillera à ce que tous les monuments commémoratifs qui seront érigés dans le futur soient de taille plus modeste.
  2. La CCN travaillera avec Patrimoine canadien et d’autres ministères et organismes fédéraux afin de célébrer les principaux anniversaires de la Confédération, de commémorer des évènements marquants de l’histoire canadienne et de souligner le rôle du Canada sur la scène mondiale et comme terre de démocratie.
  3. En partenariat avec des ministères fédéraux et des groupes de soutien communautaires, la CCN veillera à l’entretien des éléments commémoratifs existants. Notamment, les monuments commémoratifs plus anciens, comme les arches commémoratives de la Deuxième Guerre mondiale, devront être restaurés. Un programme permanent de restauration permettra d’assurer la préservation des monuments en vue du bicentenaire.
  4. La CCN déterminera les lieux de commémoration futurs afin de veiller à ce qu’ils soient répartis de manière logique dans la région de la capitale nationale. La CCN travaillera avec SPAC et Patrimoine canadien à l’établissement d’une stratégie de commémoration renouvelée visant à diversifier les thèmes et les modes de commémoration et à favoriser les méthodes novatrices.
  5. La CCN établira des lignes directrices en matière de design urbain pour définir une hiérarchie de l’importance des éléments commémoratifs et veiller à leur compatibilité avec les usages des terrains avoisinants. Ce guide servira à encadrer la commémoration thématique, y compris les éléments commémoratifs de nature politique, historique et militaire, de même que les réalisations sur les plans social, culturel et scientifique.
  6. La CCN continuera de reconnaître les contributions marquantes au développement du pays au moyen de la toponymie. Elle se fondera sur sa politique en la matière pour guider les décisions futures.

Les peuples autochtones et la capitale

Projet marquant 5

En 2067, la capitale sera reconnue comme un lieu où les peuples autochtones du Canada sont les bienvenus, et plus particulièrement les Algonquins anishinabés qui accueillent sur leur territoire traditionnel le siège du gouvernement national du Canada.

On s’attend à ce que d’ici le bicentenaire du Canada, un solide partenariat de nation à nation fondé sur la confiance et le respect mutuels soit établi, de sorte que les résidants de la capitale et l’ensemble des Canadiens reconnaîtront et comprendront l’importance fondamentale de la Nation algonquine anishinabée, y compris son histoire, sa langue et sa culture riches, pour la région de la capitale et le bassin hydrographique de la rivière des Outaouais.

La chute des Chaudières, appelée en langue algonquine anishinabée Akikodjiwan ou Kîshkâbikedjiwan, sera à la fois une source d’énergie hydroélectrique renouvelable contribuant à la durabilité écologique de la région de la capitale nationale et un lieu à la mémoire des peuples autochtones qui tenaient autrefois des cérémonies sur les berges et les îles des environs.


LES PEUPLES AUTOCHTONES ET LA CAPITALE

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. La CCN contribuera à la reconnaissance des peuples autochtones dans la toponymie de la région, de même que par l’édification d’éléments commémoratifs nationaux, notamment sur l’île Victoria.
  2. La CCN favorisera le renforcement des traditions culturelles des Algonquins anishinabés par la création d’espaces et de partenariats qui mettent en évidence la présence des Algonquins dans la capitale dynamique et branchée du Canada.
  3. La CCN travaillera en étroite collaboration avec la Nation algonquine anishinabée pour élaborer et mettre en œuvre un plan directeur concernant l’île Victoria qui prévoira la création d’un lieu revêtant une signification particulière pour les peuples autochtones.
  4. La CCN mettra en valeur les arts autochtones dans le paysage et l’architecture de la capitale.
  5. La CCN élaborera et appliquera des principes écologiques et des utilisations des terres permettant de conserver des biens naturels dans la capitale selon les traditions autochtones.

La diversité canadienne et les identités régionales

En 2067, la capitale reflétera la diversité culturelle et sociale du Canada, y compris ses identités régionales. Par sa forme bâtie, elle exprimera la riche identité forgée au fil des siècles par les vagues successives d’immigrants qui ont choisi de vivre au Canada. Elle incarnera le pays accueillant qu’est le Canada et favorisera les échanges et les rencontres entre les nouveaux arrivants et les descendants des pionniers qui ont créé un esprit unique dans la capitale. Les Canadiens de diverses origines se reconnaîtront dans les symboles et les institutions démocratiques, culturelles et scientifiques qui définissent le Canada en tant que terre de démocratie. La capitale soulignera avec fierté la place des provinces et des territoires dans la création d’un Canada diversifié, accueillant et riche de sens.
LA DIVERSITÉ CANADIENNE ET LES IDENTITÉS RÉGIONALES

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. La CCN favorisera la représentation de la diversité dans les programmes de commémoration et d’art public de Patrimoine canadien et d’autres promoteurs, en consultation avec divers groupes et en collaboration avec les municipalités.
  2. La CCN encouragera le recours à des modes d’expression culturelle variés dans l’architecture et l’aménagement paysager qui reflètent la diversité et le cosmopolitisme de la population canadienne du XXIe siècle.
  3. Des lieux de rencontre seront créés dans la capitale pour représenter l’apport des provinces et territoires au pays et à la société, et ces lieux permettront d’exprimer et de célébrer le caractère multiculturel du Canada.
  4. En collaboration avec Patrimoine canadien et en consultation avec les municipalités, la CCN élaborera un plan pour guider la localisation des œuvres d’art public représentatives de notre identité nationale dans la région de la capitale nationale. Dans le cadre de ce plan, on veillera à ce qu’il y ait des œuvres d’art public, des éléments commémoratifs et des plantations représentatifs de chaque province et territoire.
  5. La CCN travaillera en collaboration avec l’Aéroport international Macdonald-Cartier, les autres aéroports, VIA Rail Canada et les entreprises régionales de transport par autocar afin qu’il y ait une large représentation des régions du Canada à tous les points d’arrivée dans la capitale.

Les missions diplomatiques

La capitale du Canada est ouverte sur le monde. De plus en plus, elle accueille de grandes manifestations d’envergure internationale, ce qui accroît sa visibilité sur la scène mondiale et contribue à l’influence du Canada dans les affaires du monde. C’est un lieu qui favorise le commerce, les échanges culturels et la compréhension mutuelle avec les gouvernements étrangers. Les missions diplomatiques qui s’y trouvent dispensent des services essentiels aux Canadiens qui souhaitent visiter d’autres pays, y faire du commerce ou entretenir des liens avec eux.

Les missions diplomatiques, ce qui comprend les ambassades, les hauts-commissariats, les chancelleries et les résidences diplomatiques, font partie du tissu urbain de la capitale. La plupart d’entre elles se trouvent à moins de trois kilomètres de la colline du Parlement, et près de la moitié (49 p. 100) de celles qui sont situées dans la capitale se trouvent dans le secteur du cœur. D’autres missions situées dans le secteur urbain intérieur d’Ottawa se trouvent dans les quartiers centraux comme la Côte-de-Sable et le centre-ville.

En 2067, la présence internationale sera encore plus importante dans la capitale, car de nouveaux emplacements pour accueillir des missions diplomatiques compléteront ceux des ambassades actuelles installées sur le boulevard de la Confédération et ses prolongements. De plus, une meilleure identification des ambassades, qu’elles soient installées dans un édifice distinct ou dans un immeuble de bureaux d’un complexe à usage mixte, permettra aux visiteurs de les reconnaître plus facilement. Enfin, on mettra en valeur la présence internationale dans la capitale en accueillant des organisations étrangères, en élaborant un plan d’emplacements privilégiés à l’intention des missions étrangères et en promouvant l’architecture internationale de grande qualité et le design adapté au contexte.


LES MISSIONS DIPLOMATIQUES

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. La CCN, en collaboration avec Affaires mondiales Canada et la Gendarmerie royale du Canada, continuera d’aider les missions étrangères à trouver des locaux adéquats en vue d’améliorer la dimension internationale de la capitale.
  2. La CCN tiendra un inventaire des terrains propices à la construction de nouvelles ambassades et, au besoin, pourrait acquérir de nouveaux terrains à cette fin. Cet exercice se fera en consultation avec les municipalités.

Le boulevard de la Confédération

Projet marquant 6[map bigname="Carte" smallname="Boulevard de la Confédération" target="BoulevarddelaConfdrationmap"]En 2067, le boulevard de la Confédération prolongé reliera le secteur du cœur des deux côtés de la rivière des Outaouais et servira de voie cérémonielle officielle pour les visites royales et d’État. Le boulevard de la Confédération encercle le cœur de la capitale, relie Ottawa et Gatineau et permet d’accéder aux îles. C’est aussi un parcours de découverte des attraits et des paysages culturels remarquables du secteur du cœur.

LE BOULEVARD DE LA CONFÉDÉRATION

Principales orientations stratégiques pour les 50 prochaines années

  1. La CCN travaillera avec les municipalités pour créer sept carrefours symboliques à des intersections clés le long du boulevard de la Confédération prolongé. Ceux-ci permettront d’installer des éléments commémoratifs ou des œuvres d’art public, d’améliorer l’expérience piétonnière et de créer des espaces publics attrayants.
  2. La CCN terminera la réfection du boulevard de la Confédération afin qu’il devienne un endroit animé, stimulant, accueillant et riche de sens pour découvrir le Canada, les Canadiens et la capitale. Ce projet comprendra le prolongement du boulevard de la Confédération à l’ouest du pont du Portage pour relier le Musée canadien de la guerre et les plaines LeBreton, et vers Gatineau par le pont des Chaudières.
  3. La CCN travaillera avec les municipalités en vue de mettre en valeur les rues donnant sur le boulevard de la Confédération, comme les rues Elgin, Rideau et Sparks à Ottawa, ainsi que les boulevards Alexandre-Taché et des Allumettières et la rue Laurier à Gatineau, qui servent de toile de fond et qui constituent les principaux liens menant au boulevard. Elles doivent donc présenter la même qualité de conception que celle du boulevard et éventuellement reprendre certains des grands éléments d’esthétique urbaine qui confèrent à la capitale son image caractéristique.
  4. Dans le cadre des travaux de renouvellement du boulevard de la Confédération, la CCN et les municipalités s’attacheront à améliorer l’expérience des piétons et des cyclistes ainsi que les installations des propriétés fédérales et des alentours. En partenariat avec les municipalités, la CCN améliorera, dans la mesure du possible, les liens entre le boulevard de la Confédération et l’ensemble du réseau cyclable.